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ITWS de l'été, Denis Tahan : "Je m'éclate à arbitrer"

12 août 2020 - 08:00

Ancien joueur d’une belle génération de jeunes la JFL, Denis prend maintenant du plaisir avec l’arbitrage et progresse chaque nouvelle saison. On espère le voir rejoindre le haut niveau dans les années à venir.
Propos recueillis par Mathieu Jolivet

 

Denis, je sais que tu as joué en jeunes à la JFL, pourrais-tu m’évoquer tes débuts ? Quand et comment as-tu commencé ?

Je suis né Lomme, j’ai grandi à Lambersart, dans le quartier des Conquérants et j’ai commencé le basket à la JFL en poussins (équivalent U11).
C’est un copain d’école, Florentin Peignat, qui m’a donné l’envie de faire du basket, et c’est comme ça que j’ai rejoint la JFL en tant que joueur.
Le père de Florentin était aussi joueur à la JFL et dans l’équipe que j’ai rejoint, il y avait d’ailleurs Thomas Deliège (joueur S3 et fils du Président, Dominique Deliège).

 

Je me rappelle t’avoir vu jouer la première fois, je pense en minimes (U15) et vous aviez une belle petite équipe d’ailleurs, tu saurais me rappeler des noms de joueurs et coachs ?

Oui, il y avait donc Thomas Deliège, aussi Thomas Hochard, Kurt François, Gonzague Petit, Hubert Dhamene, Alexis Fabre…C’était les générations 1989 et 1990. On s’est vraiment éclaté avec cette équipe très complète, d’un bon niveau je trouve. On a continué avec ce groupe jusqu’en U20.

 

Et quels coachs vous ont accompagné et formé ?

On a eu Matthias Pryen, Dominique Deliège, Alex Dubruille, Thibaut Pontignies et Clément Gilleron, Matthieu alias Poil, et enfin Denis Lematre en U20.

 

On a joué ensemble en Seniors 3 ou 4 à la JFL et je me rappelle malheureusement ta blessure au genou, c’est à ce moment que tu as basculé sur l’arbitrage ou pas ?

Effectivement, grosse blessure au genou cette saison là et je n’ai jamais réussi à revenir à mon niveau, avec mon jeu basé plutôt sur la vitesse, l’explosivité et la percussion en dribble.
Mais en fait, j’avais commencé l’arbitrage bien avant, en 2003 (donc vers 13 ans). Baptiste Carimentrand (actuel arbitre du club, Jeep Elite) organisait des initiations et formations dans le club chez les équipes jeunes, et ça m’a vraiment plu. J’ai ensuite suivi la formation d’arbitre du District Terrien, avec Thomas Deliège et Gonzague.
J’ai juste eu une coupure au moment de mes études, c’était plus difficile à assurer des deux côtés.
Après cette blessure au genou, le basket me manquait et je me suis dit que j’allais me remettre à l’arbitrage pour remettre un pied dans une salle de basket.
Et maintenant, je m’éclate, je prends encore plus de plaisir à arbitrer que lorsque j’étais plus jeune, avec plus de maturité et de confiance.

 

Tu en es où maintenant dans l’arbitrage ? Et quels sont tes objectifs ?

J’ai donc repris l’arbitrage en 2016 en Départemental, maintenant j’arbitre en région, niveau R3 en masculin et R2 en féminin.
Et je siffle aussi en championnat universitaire, tous les jeudi après-midi, c’est sympa et ça joue vite.
Mais c’est de l’arbitrage tout seul, plus difficile mais formateur.
J’ai arbitré, tout confondu, environ 60 matchs sur la saison, qui s’est arrêtée au mois de mars.
Niveau objectifs, j’aimerais déjà atteindre le niveau R1 (Pré-National), je serais déjà content.
Pour ça, il faudrait que je puisse plus me libérer avec mon activité professionnelle, puisque je travaille le samedi.
Normalement pour la saison prochaine, ça devrait aller mieux, je me suis arrangé avec mon employeur pour être libérer et pouvoir arbitrer le samedi soir.

 

Comment fonctionne, d’ailleurs, le système pour évoluer vers des niveaux supérieurs ?

Pour y accéder, il faut obtenir les meilleures notations.
Il faut donc avoir une bonne évaluation sur les trois observations de la saison, puis avoir des points sur les QCM (la partie théorique à l’écrit), et enfin tu obtiens des points sur la présence, la disponibilité.

 

Et actuellement, la formation continue des arbitres se passe comment ?

Il y a un stage de début de saison, qui fait office de recyclage.
Ensuite un rassemblement de mi-saison, en janvier, avec beaucoup d’échanges sur des cas vus en cours de saison, et l’approfondissement d’un sujet en particulier, la saison passée c’était sur l’antisportif par exemple.

 

On peut constater parfois des types d’arbitrage différents lors des matchs, C’est quoi ta manière d’arbitrer ?

D’abord, mon approche est de laisser place au jeu, on doit voir plus le jeu que l’arbitre.
Je vais être vigilant pour intervenir dans les moments de tension, pour faire redescendre la tension.
Je pense bien communiquer avec les coachs et les joueurs, si on m’interpelle, je vais être à l’écoute et essayer de répondre du mieux possible.
Parfois, on n’est pas 100% en phase dans le duo, j’essaye donc de beaucoup échanger avec mon collègue dans les phases qui le permettent, on communique, on se donne des conseils, on s’entraide, on est une équipe.
Chaque match, j’essaye aussi d’apprendre de mon collègue d’arbitrage.
Egalement, sur les un contre un, je juge le défenseur.

 

Tout le monde fait des erreurs sur le terrain, joueurs, coachs et arbitres. Comment tu gères « l’erreur » en tant qu’arbitre ?

Si je fais une erreur évidente, je n’hésite pas à avouer mon erreur auprès du coach ou du joueur en disant « je me suis trompé, je suis désolé, je vais être plus vigilant », et on passe à autre chose.
Ce sont des choses qui arrivent, évidemment on ne peut pas faire ça dix fois dans le match.
C’est important pour la crédibilité.

 

Quels sont les événements que tu as particulièrement apprécié cette saison ?

Tous les matchs disputés que j’ai arbitré. J’ai pu siffler des playoffs de montée en R2 féminin, j’ai bien apprécié.

 

Si tu devais décrire ton expérience à la JFL, tu en dirais quoi ?

Je parlerais de la formation au club, tout l’encadrement, j’ai fait de belles rencontres humaines.
Je garde en tête les très bons souvenirs avec mes coéquipiers, mes potes, comme les tournois, les victoires en équipe.
Malheureusement souvent 2ème ou 3ème de championnat, à cause de nos petites sorties (rires de tous les deux)
Enfin les matchs des Seniors 1, avec les premières années en Nationale 3, dans l’ancienne salle Coubertin, aussi de bons moments.
J’aimerais d’ailleurs rejouer un jour avec mes potes de la JFL.

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