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ITWS de l'été, Thibaut Crapez: "Je suis content d'être à la JFL"

23 juillet 2020 - 08:00

Arrivé pour la saison 2019-2020 pour intégrer l’équipe Séniors 1 et l’aider à jouer les premières places en Pré-Nationale, Thibaut Crapez, Poste 3 né en 1994, a vécu une saison écourtée à la JFL et attend impatiemment la seconde.Thibaut sera également coach U15 pour cette saison 2020-2021.
Propos recueillis par Mathieu Jolivet.

 

Thibaut, j’ai vu que tu as joué plusieurs années pour Toulouse puis Montauban, tu es né du côté de Toulouse ?

Non… Je suis né à Villeneuve d’Ascq ! (rires de tous les deux).
Mes parents originaires du Sud-Ouest avaient déjà vécu dans le Nord, suite à une mutation à Lille, et y sont resté 15 ans. Mes deux grandes sœurs et moi sommes nés à Villeneuve d’Ascq, mais je n’ai vécu que 3 ans dans le Nord. J’ai grandi à Cahors et j’ai été formé au Cahors Sauzet Basket.

 

Et qu’est-ce qui t’a amené à la JFL ?

Lille était mon premier vœu pour le choix de poste de titulaire de Professeur d’EPS, de ma connaissance de la région par mes parents.
Avec mes précédentes expériences à Toulouse (N2) et Montauban (N3) et en prenant en compte ma récente opération de la hanche à l’époque, je cherchais un petit club de Nationale 3.
Après presque aucun contact de club de N3, j’ai reçu un appel d’un numéro inconnu entre deux visites d’appartement… Et c’était Benjamin Berkani le coach de la JFL !
Il avait eu mon numéro par une ancienne amie de ma mère, qui me connaît très bien et qui savait que je cherchais un club autour de Lille, une amie que Benjamin a côtoyé à Wasquehal.
Le discours de Benjamin et le projet du club m’ont tout de suite séduit, je m’y retrouvais humainement et sportivement, j’ai dit tout de suite ok.

 

Benjamin venait tout fraîchement d’arriver à la JFL, tu aurais pu te retrouver dans un autre club ?!

(il rit) Oui, c’est ça ! J’aurais certainement rejoint n’importe quel club où Benjamin arrivait, son appel et son discours m’ayant convaincu.

 

La saison s’est bien passée avec l’équipe, malgré qu’elle soit écourtée ?

Pour moi, personnellement, elle a été plus qu’écourtée puisque je n’ai pu rejouer que mi-octobre avec mon opération.
J’avais déjà raté la prépa et les 4 premiers matchs, mais j’ai tout de suite bien accroché avec les gars.
Etant un nouveau joueur dans un nouveau club, j’étais un peu frustré de devoir rester sur le côté.
J’étais quand même présent à tous les entraînements et j’essayais de discuter avec les gars quand ils étaient en dehors du terrain. Sportivement, pour moi, ça a mis du temps au niveau cardio et des automatismes.
Une fois que j’ai pu apporter à l’équipe et trouver ma place, ça s’est très bien passé. Humainement, c’est un très bon groupe.

 

Comment s’est passé ton intégration dans la région et dans le club, après de nombreux mois ?

Tout se passe très bien depuis que l’on est arrivé ici, avec ma copine on se plaît bien. Elle a d’ailleurs récemment trouvé du travail.
J’ai été accueilli par le Président, j’ai aussi fait connaissance avec Emilien et Damien.
Après les matchs, j’ai rencontré du monde à la buvette, comme les bénévoles ou autres joueurs et entraîneurs du club.
Avec les deux terrains à la JFL, ça permet de croiser pas mal de monde avec les équipes qui s’entraînent avant, pendant ou après. J’ai eu la chance aussi de faire une soirée JFL inter-équipes, très sympa.
J’ai vu qu’il y avait une bonne dynamique, beaucoup de personnes tire le club vers le haut, ça fait plaisir à voir.
Moi, je suis content d’être à la JFL.

 

Et qui sont les plus fêtards ? Les Lillois ou les Toulousains ?

Pour l’instant je dirais les Toulousains, mes équipes précédentes étaient un peu plus fêtardes. (rires)
Mais, on va essayer de changer et d’améliorer ça. (il rit encore)
En ville, c’est un peu similaire, d’ailleurs avant de venir à Lille, j’ai déjà entendu « Lille c’est le Toulouse du Nord ». Ambiance étudiante et les gens sont sympas. Par contre ici, la bière est meilleure ! (rires)

 

 Et donc quelle est ta bière favorite ?

 J’aime bien toutes les bières, il y a tellement de choix, mais je choisirais peut-être la Paix-Dieu.

 

 Côté musique, tu aimes bien quoi ?

J’aime bien les vinyles, j’essaie de me faire une petite collection : Queen, c’est la base.
J’écoute vraiment de tout, je n’ai pas d’artiste ou de style que j’écoute en boucle, c’est plus selon mes humeurs.
Par exemple, en ce moment, j’écoute quelques titres d’Elton John que je ne connaissais pas forcément avant d’avoir vu le film « Rocketman ».

 

J’ai aussi lu dans une précédente interview que tu avais fait une année dans une Prep School US, près d’Orlando, après le BAC. La question que j’ai envie de te poser est comment t’est venue l’idée de partir aux USA à ce moment-là ?

En fait, j’étais très attiré par le pays et la culture US, par rapport au Basket et mes parents nous encourageaient un peu à voyager et à vivre d’autres expériences, pas juste pour le Basket. Mais l’obtention du BAC était un préalable obligatoire. Mon coach cadets à Cahors, Karl Gomis, avait un contact avec qui il m’a mis en relation, pour m’aider dans mon projet. C’est donc grâce à Karl que j’ai pu partir, lui avait fait un cursus universitaire aux Etats-Unis par le passé. Je suis parti de ma petite ville du Lot pour arriver seul à 18 ans en Floride, à 1 heure d’Orlando, dans un « programme » avec d’autres joueurs internationaux, durant 7 mois et demi. Malgré environ trois matchs par semaine, j’en retiens surtout l’expérience humaine plus que le Basket.

 

Pour revenir sur le jeu à proprement parlé, quel style de jeu préfères-tu ?

Le style de jeu de la JFL ! (il rit)
Si on parle de NBA, si on aime le beau basket, il faut quand même parler des Spurs et de leur académie, avec Gregg Popovich.
Sur ce que j’ai pratiqué, le style proposé par mon ancien coach de Toulouse, Laurent Kleefstra (coach actuel de l’ABBR en N2), un jeu très demi-terrain avec beaucoup de systèmes, mais avec la volonté d’amener le ballon au bon endroit pour trouver le meilleur tir possible, quel que soit le joueur qui allait prendre le tir.
C’était un système qui me correspondait bien, étant un joueur pas très rapide, amateur du tir extérieur et du jeu de passes.

 

Quels coachs t’inspirent le plus ?

 Sans pouvoir en citer un en particulier, la rigueur et le travail des coachs des pays de l’Est m’impressionnent.
J’aime bien aussi les jeunes coachs qui arrivent avec de nouvelles méthodes et de nouvelles façons de voir les choses. Sinon Popovich ou coach K sont des légendes.
Comme coachs qui m’ont marqué personnellement, je citerai en premier Laurent Kleefstra qui nous a coaché à Toulouse, avec son style et notre montée gagnée pour la N1. Le contexte était incroyable et je ne sais pas si je vivrai à nouveau de telles émotions grâce au basket.
Aussi mon coach cadets qui m’a permis d’aller aux Etats-Unis mais tous ont eu un impact positif sur le joueur que je suis et je n’en oublie aucun.
Et puis, peut-être qu’après quelques bonnes années Basket à la JFL, je pourrai citer Benjamin Berkani comme le coach qui m’a le plus marqué. (rires)

 

Et toi d’ailleurs, ton profil en tant que coach ? Comme tu vas coacher nos U15.

Je dirais en premier, quelqu’un de bienveillant. Personne ne devrait être démoralisé après avoir été un de mes joueurs. Mais exigeant quand même, mon côté prof peut-être. Tout en m’adaptant au niveau et aux objectifs de chacun de mes joueurs.
Avant j’avais coaché surtout des U11, je suis plutôt content de faire cette catégorie avec Clémentine et remercie le club de me faire confiance pour ce projet.
De par mon expérience, je pense continuer sur le développement des fondamentaux, mais maintenant (avec des U15), il faudra les mettre au service d’une organisation collective. En faisant respecter les espaces et le timing, tout en exploitant les failles de la défense adverse.
Pour les entraînements, je vais essayer de proposer quelque chose qui me plairait en tant que joueur et essayer de ne pas passer trop de temps à parler (rires). Et je continue aussi à me former régulièrement et à m’inspirer de différentes choses sur Internet.

 

Merci pour cet échange Thibaut, j’ai hâte de te voir sur les terrains la saison prochaine. Un petit mot pour la fin, quelque chose que tu voudrais ajouter ?

J’espère vous voir de plus en plus nombreux à Coubertin la saison prochaine, pour nous aider à accomplir de belles choses avec la JFL. On a du spectacle à offrir et de la bonne bière à la buvette.
D’ici là, prenez soin de vous et de vos proches en cette période inédite. A très vite.

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